Adaptation au changement climatique Des aéroports plus résilients face aux aléas climatiques

Illustration adaptation

Istock

Le changement climatique intensifie les phénomènes météorologiques extrêmes : vagues de chaleur, fortes précipitations, tempêtes, inondations ou encore élévation du niveau de la mer.
Selon la trajectoire de réchauffement de référence retenue par la France, le climat pourrait atteindre +4 °C en moyenne en France métropolitaine d’ici 2100.
Les aéroports, infrastructures essentielles pour la mobilité, le tourisme et l’économie des territoires, sont particulièrement exposés à ces évolutions et doivent adapter leurs infrastructures et leurs opérations.

Les études menées, notamment par le Service technique de l’aviation civile (STAC), mettent en évidence plusieurs aléas susceptibles d’affecter les plateformes :

Vagues de chaleur

  • dégradation des conditions de travail sur les aires de trafic,
  • impacts sur les performances des avions (distances de décollage, limitations d’emport).

Inondations et fortes pluies

  • risques pour les pistes, les terminaux et les équipements critiques,
  • interruptions temporaires d’exploitation.

Tempêtes et vents violents

  • dommages aux bâtiments, passerelles et équipements mobiles.

Vieillissement accéléré des infrastructures

  • fragilisation des chaussées aéronautiques.

Évolution de la biodiversité

  • modification des populations d’oiseaux et augmentation du risque animalier.

L’adaptation au changement climatique repose d’abord sur une évaluation des vulnérabilités.
L’outil VULCLIM, développé par le STAC, permet aux gestionnaires d’aéroports d’identifier et de hiérarchiser les risques climatiques auxquels leur plateforme est exposée.

Cette démarche doit s’inscrire dans une approche globale :

  • intégration des risques climatiques dans les plans de développement aéroportuaire,
  • anticipation des investissements nécessaires,
  • prise en compte de l’adaptation dès la conception de nouveaux projets.

Les leviers d’adaptation identifiés pour les aéroports comprennent notamment :

  • le renforcement des pistes et des chaussées,
  • la protection contre les inondations (drainage, ouvrages de protection),
  • l’adaptation des bâtiments et terminaux aux fortes chaleurs,
  • l’évolution des procédures d’exploitation en cas d’événements extrêmes,
  • la prise en compte de la biodiversité comme facteur de résilience.

Ces actions peuvent être mises en œuvre de manière progressive, mais gagnent à s’inscrire dans un parcours d’adaptation structuré, plutôt que dans des réponses ponctuelles à des événements passés.
 

Les gestionnaires d’aéroports, souvent des PME ou des structures de taille intermédiaire, font face à des enjeux complexes et à des besoins d’ingénierie et de financement importants.

L’adaptation au changement climatique suppose :

  • une intégration des aéroports dans les plans régionaux d’adaptation,
  • un accompagnement technique et financier des pouvoirs publics,
  • une coordination étroite entre les acteurs de la filière aéronautique et les territoires.
  • Le changement climatique expose les aéroports à des risques croissants.
  • Les impacts concernent à la fois les infrastructures, les opérations et les performances aéronautiques.
  • L’adaptation repose sur une anticipation structurée et des investissements ciblés.
  • Des aéroports résilients sont une condition essentielle de la continuité de la connectivité des territoires.